Cryptocurrency or virtual currency : goodbye to the “cocsers”, welcome to the “democratized” !

Afrik Eveil

Thu

20 June 2019

Cryptocurrency or virtual currency : goodbye to the “cocsers”, welcome to the “democratized” !

By Afrik Eveil | Category: afrikeveil | Tags: afrikeveil | 4 months ago

Le mardi 18 juin 2019, Facebook officialisait sa nouvelle monaie Libra. Bitcoin, Libra, cryptomonaie, blockchain. Voici donc des termes qui sont d’actualité sans qu’on en connaisse les tenants et les aboutissants. Ce sont des « buzzwords » quotidiens. Il n’est cependant facile d’en avoir une idée nette. Dans un contexte de développement fulgurant des technologies, il n’est pas prétentieux d’aller à la découverte de cette nouvelle donne. Contre toute attente, l’essor du web partagé n’a pas donné naissance seulement aux réseaux sociaux : elle accouché d’une monnaie virtuelle qui, au début, a fait le cauchemar de bien de banquiers.

Aujourd’hui, au rond-point du développement sans limite des technologies, il est tout à légitime de se poser les bonnes questions concernant cette nouvelle monnaie. La cryptomonaie remplacera-t-elle à long terme nos monnaies actuelles ? Quels bénéfices peut-on en tirer ? Cette monnaie nous garantit-elle la sécurité totale des transactions ? Voyage dans l’univers d’une monnaie dite virtuelle.

 

Slalomer les sites Internet à la recherche d’une définition simple et précis de la cryptomonaie n’est pas chose aisée, les experts multipliant les jargons à n’en point finir. Entre les définitions complexes et très techniques, la définition suivante semble à priori compréhensible : la cryptomonaie est une monnaie dématérialisée qui s’échange grâce à la blockchain ou chaînes de blocs qui en est le réseau central. Là encore, on tombe sur le terme blockchain !

Au commencement de la cryptomonaie était la blockchain, et la blockchain venait de Satoshi Nakamoto…

Selon Crypto Actu, la blockchain, est un moyen de transmettre, stocker, et vérifier l'information de manière mathématique et totalement décentralisée. Son monde de fonctionnement est pour le moins révolutionnaire. « Le réseau blockchain est constitué de multiples individus appelés mineurs (plusieurs centaines de milliers désormais) qui se chargent par la preuve mathématique de valider ces dernières qui sont dans un bloc. Une fois le bloc validé, il est relié aux précédents », explique Crypto Actu. En pratique, il n’est pas possible pour les mineurs de falsifier une quelconque transaction : les autres doivent valider et personne n’a le monopole de validation.

De façon imagée, avec la technologie de la blockchain, on n’a plus besoin d’une banque pour transférer de l’argent à son fils qui est dans un besoin urgent ou encore pour envoyer de l’argent à son sous-traitant à Dubai. En termes vulgaires et toujours de façon imagée, on aura plus besoin de « cocser » (facilitateur et donc tierce personne dans le système de transport en commun en Afrique) pour le trajet Bobo-Dioulasso-Hamélé (Ghana).

On déduit de ce qui précède que la cryptomonaie n’existe donc pas ex-nihilo ! Elle est intimement liée à la blockchain ; une technologie réputée solide qui donne ainsi de la valeur à la cryptomonnaie.

À l’origine de cette technologie, il y a Satoshi Nakamoto. C’est le père, invisible, de la blockchain créée en 2009. Il avait pour défi de montrer qu’on pouvait échanger des flux sans passer par un établissement bancaire et de façon gratuite. C’est donc un système décentralisé qui fonctionne sans autorité centrale et n’a besoin d’administrateur (même unique). 

Le Bitcoin est la première cryptomonnaie au monde…

Le Bitcoin en sera la première monnaie et la plus importante d’ailleurs au monde. C’est la première application de la blockchain. D’autres monnaies viendront ouvrir la longue liste. SiaCoin et Ethereum sont les plus courantes à côté de Dash, Zcash, Litecoin, Melun, Argur, pour ne citer que ceux-ci.

Blockchain en Afrique

Aujourd’hui beaucoup transactions sont faites avec des Bitcoins et plusieurs sites permettent d’acheter la cryptomonaie. Par exemple l’entreprise Yanfoma, créée par un jeune burkinabè à Taïwan, propose comme moyen de paiement la cryptomonaie à ses clients.

Plus récemment, WhatsApp et Facebook permettent de transférer des Bitcoins et Litecoins.

L’évidence est que tout le monde se rue vers cette monnaie virtuelle qu’est la cryptomonaie, toute proportion gardée. Est-ce pour autant qu’il n’y a pas d’inconvénients ?

Énergivore, volatile, peu connue, la cryptomonnaie traîne encore les conséquences de sa jeunesse

Le premier des inconvénients est que cette monnaie n’est pas acceptée partout dans le monde, en plus d’être une monnaie volatile. En clair, vous pouvez être milliardaire aujourd’hui et vous retrouver demain sans un seul rond. Mais sous certaines contrées, il y a des systèmes de réglementation qui réduisent les pertes, comme Stop Loss pour ce qui concerne les Français.

Concomitamment, peu de gens sont formées à décrypter la cryptomonaie. Ce qui fait que le grand public est encore réfractaire à cette monnaie virtuelle. Plus encore, aujourd’hui, les transactions sont irrévocables.

Enfin, la cryptomonaie est énergivore : elle consomme beaucoup d’énergie même si des réflexions tentent de trouver des mécanismes pour réduire le taux de consommation de l’énergie.

« Soir du digibusiness » pour lever le lièvre ?

Cette exploration permet  ainsi de s’interroger sur l’opportunité de la cryptomonnaie pour nos contrées africaines ; car oui, l’Afrique est bel et bien concernée par cet ensemble de technologies enchevêtré. Est-ce le glas pour les banques traditionnelles, d’autant plus que les banques en ligne gagnent déjà du terrain en Occident ? Comment les citoyens du monde peuvent-ils contribuer davantage à l’évolution et à la démocratisation de cette technologie ?  

Comment les jeunes entrepreneurs peuvent anticiper sur cette monnaie ? L’événement « Soir du digibusiness » organisé par la fondation Afrik Eveil le samedi 06 juillet aura peut-être le mérite de lever le lièvre.

 

Par Afrik Eveil

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