Entrepreneurship, a sustainable solution to unemployment in Africa ?

Afrik Eveil

Mon

23 October 2017

Entrepreneurship, a sustainable solution to unemployment in Africa ?

By Afrik Eveil | Category: afrikeveil | Tags: | 2 years ago

Forum national de dialogue SEED 2017 au Burkina Faso, en partenariat avec Afrik Eveil et La Fabrique

Aux grands maux qui minent le monde, de grandes solutions jaillissent toujours. Et pour lutter contre le chômage, l’entreprenariat est l’une des alternatives crédibles. Retour sur le forum national SEED 2017, tenu le mercredi 20 septembre 2017 à Ouagadougou, qui en fait l’apologie.

 

Ils sont nombreux ces jeunes diplômés sans emploi. Au Burkina et pour la dernière session des concours de la fonction publique plus 900 000 candidats ont concouru pour 11096 postes disponibles. Le ratio est alarmant et les chiffres inquiétants d’année en année. La seule solution pour résorber ce fort taux de chômage réside dans le secteur privé. « Les solutions d’entreprises novatrices pour une croissance verte et un développement durable au Burkina Faso » a constitué le thème central du forum de dialogue SEED 2017 initié par le programme SEED et ses partenaires locaux : La Fabrique, un incubateur pour entreprises sociales et responsables, et la Fondation Afrik Eveil –un accélérateur et un groupe de réflexion consacré à l’entreprenariat des jeunes en Afrique.

SEED est un programme qui soutient les petites et moyennes entreprises éco-inclusives c’est-à-dire s’investissant dans le domaine social, environnemental et économique au niveau des pays en voie de développement et des pays émergents. Selon Janvier Méda de la Fondation Afrik Eveil, une « entreprise éco-inclusive est une entreprise qui ne met pas le profit en priorité. Il y a des questions de profits mais ces profits doivent être utilisés pour l’atteinte des objectifs environnementaux et sociaux. Ce sont des entreprises qui intègrent les deux dimensions environnement et social dans leur fonctionnement. » Comment améliorer le soutien à ces entreprises ? Comment trouver des solutions aux besoins de financement de ces entreprises. Ce forum a été l’occasion pour en débattre avec des organisations et institutions publiques et privées œuvrant dans le domaine de l’environnement, de l’économie verte et du développement durable.

A la découverte des lauréats burkinabè de SAG SEED Awards

Dans le secteur de l’entreprenariat éco-inclusif, certaines associations et coopératives burkinabè ont vu leurs efforts couronnés de succès. Le forum était l’occasion de les découvrir

-La coopérative Sahel vert avec son projet de bio digesteurs, lauréat 2017. Une activité que la coopérative mène depuis 2012 en collaboration avec le programme national de biodigesteurs. Il s’agit, selon son coordonnateur Simon Traoré, de biodigesteurs en direction des petits producteurs afin de booster leurs productions et leurs rendements. Le biodigesteur est un ouvrage maçonné qui permet d’avoir de la fumure organique de qualité et du biogaz pour l’éclairage et la cuisine. Avec pour slogan, « vivre au mieux au village », c’est une entreprise éco-citoyenne qui recycle les déchets organiques pour le bien-être des populations à la base.  

-le Jardin Green Hope : lauréat 2016. C’est une entreprise qui travaille dans la gestion des déchets organiques et leur transformation en engrais organiques concentrés à des prix réduits pour les agriculteurs. Selon Aimé W. Kaboré, représentant de la structure : « notre matière première c’est la jacinthe d’eau, cette plante envahissante qui ravage nos plans d’eau, c’est également tout ce qui est déchet organique. Notre procédé est très innovant et nous permet d’utiliser toutes sortes de déchets pour la production de nos engrais organique ».

-Tecocarré : lauréat 2017, c’est une entreprise qui s’est fixée pour objectif selon son représentant de « produire des éco tables-bancs de classes, qui soient à la fois et économiques tout en contribuant au développement social et économique des communautés locales à travers le recyclage et la transformation des déchets plastiques». Elle travaille à mettre sur le marché des tables-bancs moins cher et respectueux de l’environnement et à permettre au plus grand nombre d’établissements scolaire d’avoir des meubles scolaire de qualités et durables.

-La voûte nubienne : lauréat 2011, il s’agit d’une entreprise qui œuvre dans la construction d’habitats en terre crue. Il s’agit d’un procédé architectural hérité du haut Nil. Elle permet de lutter contre la déforestation, permet également une moindre utilisation des ressources énergétiques avec un confort naturel. C’est un procédé qui permet de lutter contre la production excessive de gaz carboniques des ménages. Selon le représentant de la structure, cette technique « permet de bâtir avec un outillage de base, des matériaux locaux et des compétences simples, des bâtiments aux toitures voutées modernes, solides, confortables et modulables ». La voûte nubienne, c’est un toit, un métier, un marché.

            Pour Aimé Kaboré et tous les autres lauréats, l’engouement pour s’arracher leurs produits y est, mais il y a un réel manque de moyens techniques et financiers pour souvent répondre à la demande. C’est donc un cri de cœur qu’ils lancent à tous les potentiels bailleurs de fonds et toutes les structures pouvant octroyer des financements, à les orienter vers la jeunesse, fer de lance de la société burkinabè.

Auteurs : Rufin Bationo & L’équipe Afrik Eveil.

 

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