Internet in 2025 in Africa: e-commerce, blockchain, data sales ... a bright future!

Afrik Eveil

Thu

28 March 2019

Internet in 2025 in Africa: e-commerce, blockchain, data sales ... a bright future!

By Afrik Eveil | Category: afrikeveil | Tags: afrikeveil | 7 months ago

En 2007, Steve Jobs révolutionnait le marché de la téléphonie mais surtout de l’Internet mobile en mettant sur le marché la première version de l’Iphone. Pour la petite histoire, il faut repartir dans les années 60 pour retrouver l’ancêtre des échanges d’informations : l’Arpanet. À l’origine, deux ordinateurs de l’Université de Californie s’échangent des informations grâce à un câble de liaison. Puis le début des années 90 rime avec le début de la démocratisation du World Wide Web (www) jusqu’en 2000 où le websocial privilégie la notion de partage. Les premiers blogs et réseaux sociaux émergent alors. En 2016, le web sémantique donne du sens aux données en fonction du contexte. L’Afrique a aussi son modèle de développement d’appréhension des réseaux sociaux à l’instar des autres continents. Des différences, il y en a d’un continent à un autre, et d’un territoire à un autre au sein d’un même continent. Il est tout à fait légitime de se poser la question ci-après au regard de la trajectoire prise par le développement d’Internet sur le continent africain, le continent de tous les possibles : que sera Internet en 2025 sur ce continent de tous les possibles ? Analyse.

 

En 2018, la société Cambridge Analytica mettait la clé sous la porte, accusée d’avoir subtilisé les données Facebook de plusieurs utilisateurs à des fins de manipulations dans les campagnes électorale dans le cadre du  Brexit en Grande-Bretagne et lors de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Cette affaire nous en dit long sur les possibilités, même perverses, qu’offrent Facebook et de façon générale Internet. En Afrique où le « développement » semble illusoire pour certains, Internet est devenu également  un outil difficile à contourner dans les projets de développement.

Les innovations ne manquent pas en matière de technologies quand bien même le déploiement d’Internet est aussi disparate que surprenant. Par exemple, certains pays ont un débit de connexion Internet très rapide, voire plus rapide que des pays européens. Le cas malgache, un des pays les plus pauvres au monde et où  l’Internet haut-débit est plus rapide qu’en France,est assez parlant.

 Internet en Afrique se limite à Facebook, WhatsApp et Google

Le contraste est également présent dans d’autres pays africains. Les uns sont freinés par la mauvaise qualité du réseau Internet comme au Burkina Faso et les autres développent assez bien leur économie sur la toile comme le Sénégal avec ses centaines de e-commerces.

Mais de façon générale, Internet en Afrique se limite à Facebook, WhatsApp et Google. Pour la plupart, c’est plutôt Whatsapp et Facebook, car très peu ont cette habitude de faire des recherches en ligne. À cela s’ajoute le coût des données : on est à l'ère des méga ou des connexions limitées (à quelques jours). Ce qui nous amène à nous demander où doit se situer le combat auprès des opérateurs mobiles : l'accès à Internet pour la majorité, l'accès à Internet haut débit pour un petit nombre, l’éducation des populations à l’utilisation des autres outils et possibilités d’Internet dans leur vie quotidienne ou tous ces domaines en même temps ?

La belle époque des cybercafés

Les choses avancent très vite en Afrique. L’opérateur de téléphonie mobile Orange a lancé la 4G en janvier 2019 au Burkina.Il n’y a pas longtemps, on était à l'ère des cybercafés. Ces espaces qui tendent à disparaître auraient survécu s’ils  avaient su se réinventer et faire preuve de créativité pour rendre leur service être plus attractif. Force est de constater que les cybercafés n’ont pas pu faire le poids face aux opérateurs de téléphonie et à l’Internet mobile. C’est le cas également pour les cabines téléphoniques qui n’ont même pas eu le temps de se développer déjà face à l’expansion rapide des téléphones portables.

 Les jeunes, levier du développement d’Internet haut débit

En se projetant dans cinq ans, échéance certes à priori très courte, nous pensons qu’Internet à haut débit va se développer très rapidement sur le continent. Ce qui va booster cela, c’est la moyenne d'âge des Africains. A 26 ans, on peut déjà dire qu’on est vieux en Afrique, la grande majorité de la population ayant en effet moins de 25 ans. Ce sont les jeunes, tech-savvy, qui ont activement participé à l’expansion des smartphones, ce sont encore ces mêmes jeunes qui vont pousser l'amélioration de l'écosystème Internet sur le continent.

 E-entreprise et blockchain, des entreprises s’illustrent déjà si bien !

Bientôt, l’Afrique aura la plus jeune et la plus nombreuse population dans le monde digital comme physique (mais pas encore en 2025) et c’est une réelle opportunité pour les entreprises ayant un minimum d’ambition. Ces nombreux utilisateurs vont pousser à une réduction des coûts, augmentation de la bande passante et des services en ligne.

Déjà d'ici 2025, des entreprises africaines du numérique vont émerger et dominer certains conglomérats américains et chinois sur le territoire panafricain. Le e-commerce occupe déjà une bonne portion de cette économie numérique. Plus de personnes seront engagées dans le commerce électronique dans quelques années et d’autres services en ligne pourront mieux se faire une place au soleil, transformant Internet en un géant espace d’e-entreprises, tel un marché d’un quartier populaire africain. c’est assurément dans ce sens que BeogoLab, centre d’entreprenariat numérique, lançait en février 2019 l’appel à projet dénommé les graines du e-commerce burkinabè.

Aujourd'hui c’est Facebook, cet espace d’e-entreprises, mais demain, d’autres plateformes vont entrer en jeu et apporter des innovations adaptées aux besoins du continent africain. En même temps, la situation peut changer encore plus vite avec le développement des registres distribués comme la blockchain, le block lattice, le tangle, etc. (même du côté de l'Amérique et de l’Asie). L’adoption des cryptomonnaies dans les 5 années à venir est encore un point d’interrogation, mais rien n'empêcherait une explosion de l'intérêt des populations lorsque les e-commerces commenceront à l’adopter comme moyen de paiement à l’image de ce que Yanfoma, entreprise active dans les services technologiques,fait déjà à travers son commerce spécialisé en technologie.

Les Africains pourraient-ils vendre leurs données d’ici à 2025 ?

A côté des technologies de la confiance, il y a l’Internet des objets (IoT) qui est beaucoup plus avancé sur le continent. Les cartes de développement comme Arduino, Raspberry ont conquis les amoureux de l'électronique. Il est fort probable que, comme dans la plupart des autres continents, le domaine de l’Internet des objets se développe de plus en plus en Afrique, et favorise le stockage d’une immense quantité de données qui pourront être ensuite utilisées par diverses parties de l'économie Internet. Des données qui , pour autant que les usagers d’Internet puissent s’en approprier sous une forme adéquate, pourraient être vendues aux potentielles firmes intéressées sous des conditions bien définies. En Californie, le nouveau gouverneur confiait en février travailler à un dividende, qui serait payé par les groupes technologiques aux usagers pour exploiter leurs données.

Quoi qu’il en soit, le futur est indubitablement radieux pour Internet en Afrique. Néanmoins, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt … et qui agissent vite en s’adaptant. Nokia n’a pas pu le faire ! Hélas…

Yéroséo Kus (Afrik Eveil) & Amon Bazongo (Yanfoma)

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